Le cellier 101 au Canada : conserver sans conserve ni congélation
Le cellier est la plus ancienne méthode de conservation canadienne — utiliser un entreposage frais, humide et sombre pour garder les légumes-racines, les pommes, la courge d'hiver et le chou frais de de 2 à 10 mois selon la culture, sans mise en conserve, congélation ni traitement. Les bases : 0 à 4 degrés Celsius, 85 à 95 pour cent d'humidité, et l'obscurité complète. Dans une maison canadienne moderne sans vrai cellier, un coin d'un sous-sol non chauffé, une chambre froide derrière le mur de la fournaise, ou même une glacière en styromousse enterrée dans une plate-bande peuvent servir le même but. Les carottes, pommes de terre, betteraves, oignons, ail, pommes, chou et courge d'hiver sont les cultures les plus faciles à mettre au cellier.
Le cellier est plus ancien que la mise en conserve. Plus ancien que la réfrigération. Plus ancien que l’emballage. Pendant des milliers d’années, c’était simplement la façon dont les humains gardaient la nourriture comestible de la récolte au printemps — l’enterrer, la couvrir, la garder au frais, la garder dans le noir.
Dans le contexte canadien, le cellier reste la méthode de conservation la plus économe en équipement, en énergie et, on peut le soutenir, en effort. Vous ne blanchissez pas, vous ne mettez pas en conserve, vous ne congelez pas. Vous récoltez, vous mettez les choses dans le bon coin, vous les vérifiez chaque semaine.
Ce guide couvre l’aménagement pour une maison canadienne moderne — presque personne n’a plus de vrai cellier à plancher de terre. Les méthodes ici fonctionnent dans les sous-sols, les chambres froides, les garages et les installations improvisées.
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Corrigé le 19 septembre 2026 : cette page vous disait d’essuyer les courges d’hiver et les citrouilles à l’eau de Javel diluée (1 c. à thé pour 1 L d’eau) avant l’entreposage, et d’essuyer les courges survivantes à l’eau de Javel en cas de moisissure. Les deux étaient des consignes d’appliquer un désinfectant sur un aliment que vous mangez ensuite, et aucun de ces chiffres n’était à nous. Le document Home Vegetable Storage d’Alberta Agriculture — que cette page cite déjà — publie bien une dilution d’eau de Javel, mais pour les étagères et les bacs, à une part d’eau de Javel domestique pour dix parts d’eau : environ vingt fois la concentration indiquée ici, sur une surface qui n’est pas le légume. Leur consigne réelle est maintenant citée sous Entretien. L’Alberta ne publie aucun lavage pour la courge elle-même, et nous non plus. Si vous avez mangé des courges essuyées ainsi, c’est un changement de méthode, pas un rappel — mais ne le refaites pas.
Corrigé le 19 septembre 2026 : cette page vous disait de ne pas laver les carottes avant l’entreposage, parce que la terre agirait comme une couche protectrice naturelle. Le document Home Vegetable Storage d’Alberta Agriculture — que cette page cite — publie la permission inverse : les carottes et les panais « can be washed but must be dried before being placed in storage », et les légumes-racines en général peuvent être lavés pourvu d’être séchés avant l’entreposage. Leur document ne contient aucune consigne de ne pas laver et ne décrit nulle part la terre comme protectrice; les deux étaient de nous. Ce qu’ils publient, et qui manquait à cette page, c’est l’exigence de séchage — « avoid storing wet carrots » figure parmi leurs mesures de lutte contre les maladies de la carotte. L’exigence de l’Alberta porte sur l’entreposage au sec, pas sur l’entreposage non lavé : des carottes brossées et entreposées sèches y répondent donc aussi. Ce qui change, c’est que nous n’interdisons plus une étape que la source permet.
Ce que « cellier » veut dire
Le terme s’est élargi au-delà des légumes-racines littéraux. Le cellier moderne couvre :
- Cultures-racines : pommes de terre, carottes, betteraves, navets, panais, rutabaga, céleri-rave
- Cultures d’allium : oignons, ail, poireaux, échalotes
- Famille des courges : courge d’hiver, citrouille (entière, intacte)
- Famille du chou : chou, choux de Bruxelles sur tige, chou-rave
- Fruits : pommes, poires (variétés à chair ferme)
- Autres : racine de gingembre frais, patates douces affinées
Ce qui les unit : tous se conservent bien sans traitement supplémentaire si vous leur donnez la bonne température et la bonne humidité.
Les quatre conditions
Le cellier fonctionne quand vous contrôlez quatre variables :
1. Température
La plupart des cultures veulent 0 à 4 °C (zone froide et humide). Quelques-unes veulent 10 à 15 °C (frais et sec).
Les sous-sols canadiens varient énormément. Le sous-sol d’un bungalow des années 1960 en hiver est souvent parfait (coin de chambre froide près du mur de la fournaise : 2 à 6 °C). Un sous-sol fini à aire ouverte moderne peut être à 18 à 20 °C toute l’année — trop chaud pour le cellier sans modification.
2. Humidité
- Froid et humide (85 à 95 % d’humidité) : légumes-racines et pommes
- Frais et sec (50 à 60 % d’humidité) : oignons, ail, courge d’hiver
La plupart des sous-sols canadiens sont trop secs en hiver quand la fournaise fonctionne. Atténuation : un plateau d’eau sous l’étagère d’entreposage, du sable ou de la sciure humide autour des produits, ou un petit humidificateur portatif sur minuterie.
3. Obscurité
La lumière déclenche la germination des pommes de terre (et produit de la chlorophylle-et-solanine verte toxique). La lumière décolore et affaiblit les oignons et l’ail. L’obscurité complète n’est pas négociable. Utilisez une armoire fermée, des bacs opaques, ou un coin que vous ne visitez pas avec la lumière allumée.
4. Circulation d’air
Un peu de mouvement d’air prévient la stagnation et la moisissure. Un bac de plastique complètement scellé emprisonnera le gaz éthylène (des pommes) et la condensation. Utilisez des boîtes de carton, des cageots de bois, ou des bacs de plastique avec le couvercle entrouvert.
Options d’aménagement (du moins cher au plus élaboré)
Option 1 : La glacière en styromousse (la moins chère)
Coût : 0 à 30 $ CA.
Une grande glacière à poisson en styromousse ou une glacière d’expédition d’électroménager placée dans un garage non chauffé, un vestibule, ou enterrée à moitié dans le jardin contre un mur orienté au nord.
- Idéale pour : petites quantités (une culture), hivers de zones 4 à 6
- Fonctionne pour : carottes, betteraves, pommes de terre, pommes (petites quantités)
- Limites : l’isolation est finie ; les grands froids peuvent geler le contenu. Ajoutez une ampoule à incandescence de 25 W sur un thermostat qui s’allume sous 0 °C.
Option 2 : Le coin de chambre froide (le plus courant)
Coût : 50 à 100 $ CA (plateau d’humidité, thermomètre, étagères).
La plupart des maisons canadiennes bâties entre 1960 et 1990 ont une « chambre froide » ou un « cellier froid » — une pièce de sous-sol non finie derrière le mur de la fournaise, typiquement sous la galerie ou les marches avant. C’est la partie la plus froide du sous-sol (souvent 4 à 8 °C en hiver) et elle a habituellement une mauvaise humidité.
Aménagement :
- Ajoutez une étagère métallique (étagères utilitaires Costco, environ 80 $) le long d’un mur.
- Placez un large plateau peu profond d’eau sur l’étagère du bas pour l’humidité.
- Suspendez un thermomètre/hygromètre combiné à l’étagère du milieu.
- Utilisez des boîtes de carton tapissées de papier journal pour les cultures de la zone humide.
- Utilisez des sacs en filet ou des cageots de bois pour les cultures de la zone sèche.
Option 3 : Boîte extérieure isolée
Coût : 100 à 175–230 $ CA.
Pour les ménages sans espace de sous-sol utile. Construisez une boîte de 1 × 1 × 1 m avec 5 cm d’isolant en mousse rigide, placée contre le côté nord ou est de la maison (ou partiellement enterrée). Ventilez en haut avec un petit espace.
Fonctionne en zones 5 et plus ; la partie enterrée tamponne la température.
Option 4 : Cellier dédié
Coût : 1 000 à 5 000 $ CA.
Un cellier creusé à dessein avec murs de béton ou de pierre et plancher de terre. La température de la terre à 1,5 m sous le niveau du sol dans le sud du Canada est d’environ 6 à 8 °C toute l’année, ce qui est la température de base parfaite.
Vaut la peine pour : les propriétés rurales canadiennes, les ménages hors réseau, l’agriculture de subsistance à grande échelle. Pas réaliste pour les habitants d’appartements urbains.
Quoi entreposer et comment
Les durées, températures et humidités ci-dessous sont celles d’Alberta Agriculture, tirées du tableau 1 de Home Vegetable Storage, Agdex 732-15 (en anglais). C’est le temps pendant lequel une culture garde sa qualité — l’Alberta ne dit rien sur le moment où quoi que ce soit deviendrait dangereux, et nous non plus.
Pommes de terre (5 à 10 mois)
- Température : 5 à 7 °C — l’Alberta situe l’idéal à 5 à 8 °C, et plus froid n’est pas mieux
- Humidité : 90 à 95 %
- Entreposage : boîte de carton ou sac de papier avec trous de ventilation ; couvrez de papier journal ou de toile de jute pour garder dans le noir
- Affinez d’abord — laissez les pommes de terre fraîchement déterrées reposer à 15 °C, 90 % d’humidité pendant 1 à 2 semaines pour épaissir la pelure
- Triez chaque semaine — une pomme de terre qui pourrit se propage vite
- Meilleures variétés d’entreposage : Russet, Yukon Gold, Kennebec, Norland (favorite des Prairies canadiennes)
Carottes (4 à 6 mois)
- Température : 0 à 1 °C
- Humidité : 95 %
- Entreposage : enterrez dans du sable humide, de la mousse de tourbe ou de la sciure dans une boîte de carton ou de bois
- Coupez les fanes près de la couronne (les fanes tirent l’humidité des racines)
- Lavez-les si vous voulez, mais entreposez-les secs. L’Alberta publie que les carottes et les panais peuvent être lavés mais doivent être séchés avant d’aller en entreposage, et nomme « éviter d’entreposer des carottes mouillées » parmi ses mesures de lutte contre les maladies. Séchez-les sur du papier journal ou au ventilateur — leur consigne. La raison « la terre protège » que cette page donnait était la nôtre.
- Meilleures variétés : Bolero, Scarlet Nantes, Chantenay Red Core
Betteraves (4 à 6 mois)
- Mêmes conditions que les carottes
- Même méthode d’enterrage dans le sable/la sciure
- Coupez les fanes 2 cm au-dessus de la couronne (ne coupez pas dans la racine ou elle saigne)
- Meilleures variétés : Detroit Dark Red, Cylindra, Lutz Winter Keeper
Oignons (4 à 8 mois, affinés)
- Température : 0 à 3 °C
- Humidité : 70 à 75 % (la zone sèche — mais pas aussi sèche que nous le disions)
- Entreposage : sacs en filet, paniers tressés, ou tresses suspendues aux poutres
- Affinez d’abord — séchez en une seule couche avec les fanes encore attachées pendant 2 à 3 semaines jusqu’à ce que les cols soient complètement papyracés
- N’entreposez pas avec les pommes de terre ou les pommes — l’éthylène affecte la saveur par contact
- Meilleures variétés d’entreposage : Copra, Cortland, Stuttgarter (traditionnelle mennonite canadienne)
Ail (aucune durée publiée)
- Le tableau de l’Alberta n’inscrit pas l’ail, alors nous n’en donnons aucune durée d’entreposage. Affinez-le et entreposez-le comme les oignons; combien de temps il tient n’est pas une chose que nous pouvons citer.
- Température : 0 à 4 °C OU 10 à 15 °C (les deux fonctionnent)
- Humidité : 50 à 60 %
- Entreposage : sacs en filet ou tresses
- Affinez d’abord — suspendez en une seule couche avec les feuilles attachées pendant 3 à 4 semaines jusqu’à ce que les cols soient complètement secs
- Meilleur pour l’entreposage : variétés à col dur (Music, Persian Star, German Red — toutes à col dur et populaires dans les Prairies canadiennes)
Chou (2 à 6 mois)
- Température : 0 à 1 °C
- Humidité : 90 à 95 %
- Entreposage : arrachez le plant entier avec les racines, suspendez à l’envers dans la chambre froide ; OU enveloppez chaque tête de papier journal et placez sur une étagère à lattes
- Les feuilles extérieures bruniront — pelez-les pour révéler les feuilles fraîches en dessous
- Meilleures variétés d’entreposage : Brunswick, Danish Ballhead, Bilco (choux d’entreposage d’hiver)
Courge d’hiver (4 à 6 mois) et citrouille (2 à 4 mois)
- L’Alberta les inscrit séparément et les citrouilles tiennent moins longtemps. Ne planifiez pas une citrouille comme une courge.
- Température : 10 à 12 °C (zone fraîche et sèche)
- Humidité : 70 à 75 %
- Entreposage : une seule couche sur étagère à lattes, sans se toucher
- Affinez d’abord — laissez au champ après que le premier gel léger a tué les vignes, puis 1 à 2 semaines à température ambiante pour durcir la pelure
- Ne lavez pas et n’essuyez pas la courge elle-même. Aucune source que nous détenons ne publie de lavage pour le fruit. La réponse de l’Alberta à la pourriture des courges, c’est l’affinage, éviter les blessures à la récolte, et un entreposage nettoyé avant la saison — voyez Entretien ci-dessous.
- Durée de conservation par variété : Hubbard 5 à 6 mois, Butternut 3 à 4 mois, Buttercup 4 à 5 mois, Kabocha 3 à 4 mois, Spaghetti 2 à 3 mois, Acorn 2 à 3 mois Cette répartition par variété est la nôtre — l’Alberta publie un chiffre pour les courges d’hiver et un pour les citrouilles, pas une liste par cultivar. Voyez-la comme un repère de qualité plutôt que comme une date.
- N’entreposez PAS la citrouille ou la courge au frigo — trop froid et humide ; elles pourrissent vite
Pommes (jusqu’à 12 mois, très variable selon la variété)
- L’Alberta ne donne pas de fourchette ici, seulement une limite et sa raison : la tenue des pommes dépend fortement de la variété. Les gardeuses canadiennes ci-dessous sont celles à essayer pour le long terme.
- Température : 0 à 1 °C
- Humidité : 90 à 95 %
- Entreposage : une seule couche, enveloppées de papier journal, dans des boîtes de carton
- Triez chaque semaine — « une pomme pourrie gâte le baril » est littéral ; l’éthylène des fruits qui pourrissent accélère tous les voisins
- Entreposez loin des pommes de terre, oignons, ail — effets croisés de l’éthylène
- Meilleures variétés d’entreposage canadiennes : Northern Spy, Russet, Idared, Spartan, Cortland (PAS la McIntosh — molle, courte durée d’entreposage)
Alternative ail et oignon : le tressage
Suspendez l’ail et les oignons tressés aux poutres de la cuisine ou aux chevrons du sous-sol. Ils ne prennent aucun espace d’étagère et sont agréables à voir. Gardez juste au sec et au noir.
Ce qu’il ne faut PAS mettre au cellier
- Tomates — trop périssables ; conservez par mise en conserve ou congélation
- Concombres, courgettes, courge d’été — trop périssables ; mangez frais ou transformez
- Légumes-feuilles — flétrissent en quelques jours ; mangez frais ou congelez blanchis
- Petits fruits — trop périssables ; congelez ou conservez
- Champignons — trop périssables ; déshydratez ou congelez
- Maïs sucré — les sucres se transforment en amidon en quelques heures ; congelez ou mettez en conserve immédiatement
Si une culture s’abîme en quelques jours à température ambiante, elle n’ira pas au cellier — conservez-la autrement.
Entretien
Tâches hebdomadaires durant la saison d’entreposage :
- Faites le tour de l’aire d’entreposage. Sentez — quelque chose d’anormal ?
- Vérifiez le jauge d’humidité. Remplissez le plateau d’eau, faites fonctionner l’humidificateur au besoin.
- Vérifiez le jauge de température. Ajustez les évents ou déplacez les boîtes si trop chaud/froid.
- Triez les articles visiblement abîmés. Tout ce qui est mou, moisi, germé ou suintant.
- Faites la rotation des produits pour que les plus vieux soient utilisés en premier.
Un cellier négligé échoue en 2 à 3 semaines. Un cellier entretenu livre des légumes frais jusqu’en mars ou avril.
Entre les saisons : nettoyer l’entreposage
C’est le seul endroit où un désinfectant repose sur un chiffre canadien publié, et il vise la structure, pas l’aliment. Alberta Agriculture, Home Vegetable Storage :
Storages should be cleaned as soon as the previous year’s vegetables have been removed. All plant material should be removed, and floors and walls swept clean. Shelving and bins should be scrubbed with soapy water and sanitized with a bleach and water solution (one part household bleach to 10 parts water). The storage should then be aired and repairs made.
Soit : videz l’entreposage dès que les légumes de l’an dernier en sont sortis, retirez toute matière végétale, balayez planchers et murs, frottez les étagères et les bacs à l’eau savonneuse puis assainissez-les avec une part d’eau de Javel domestique pour dix parts d’eau, aérez, et faites les réparations. Ils donnent la même consigne pour les contenants — « carrot storages and holding containers should be thoroughly washed and disinfected prior to use ». Notez la surface dans les deux cas : étagères, bacs, contenants, planchers et murs. Jamais les légumes.
Le problème de la ligne de gel
En zone 3 (Edmonton, Saskatoon, Winnipeg), les celliers d’hiver peuvent descendre sous le point de congélation. Les légumes-racines gelés puis dégelés deviennent en bouillie et immangeables. Atténuation :
- Chambre froide isolée construite dans le sous-sol, pas seulement un coin non fini
- Entreposage enterré sous la ligne de gel (1,2 à 1,5 m dans la plupart des Prairies canadiennes)
- Une ampoule à incandescence de 25 à 40 W sur un thermostat qui s’allume sous 1 °C, gardant l’entreposage juste au-dessus du point de congélation
Combiner le cellier avec d’autres méthodes
La plupart des ménages canadiens qui conservent utilisent le cellier en plus de la mise en conserve, de la congélation et de la fermentation :
- Au cellier vos pommes de terre, carottes, oignons, courge, ail, pommes
- En conserve vos tomates, salsa, cornichons, confiture (bain-marie, pression)
- Congelez vos petits fruits, haricots, pois, maïs, herbes, purée de courge (congélation)
- Fermentez votre chou en choucroute, vos betteraves en kvas, vos concombres en cornichons (fermentation)
- Déshydratez vos herbes, fruits, jerky (déshydratation)
Un garde-manger d’hiver canadien bien garni utilise les cinq méthodes. Le cellier est l’entrée du plus grand volume et du moindre effort de ce mélange.
Problèmes courants
- Pommes de terre/oignons qui germent. Trop chaud. Déplacez au plus froid. Les pommes de terre germées restent comestibles si vous retirez les germes et toute zone teintée de vert (celles-ci contiennent de la solanine).
- Carottes molles/fripées. Trop sec. Empaquetez dans du sable ou de la sciure humide, brumisez chaque semaine.
- Courge moisie. Dommage à la pelure de la courge, ou trop humide pour les cultures de la zone sèche. La consigne de l’Alberta est de retirer les produits atteints de l’entreposage dès l’apparition des symptômes ; déplacez le reste vers un coin plus sec. Nous ne publions aucun lavage pour les courges qui restent, parce qu’aucune source que nous détenons n’en donne un.
- Oignons qui pourrissent au col. Affinage inadéquat — les cols n’étaient pas complètement secs avant l’entreposage. Jetez ceux qui ont pourri, séchez le reste davantage.
- Souris/rats. Risque réel dans tout entreposage non chauffé. Utilisez des bacs métalliques, des pièges à souris le long des murs, aucune ouverture plus grande que 6 mm.
- Une pomme pourrie dans un cageot. Retirée et jetée immédiatement. Enveloppez chaque pomme individuellement dans du papier journal pour tout entreposage futur afin de ralentir la contamination croisée par l’éthylène.
- Odeur de chou. Le chou et les brassicacées produisent des composés soufrés à l’entreposage. Une forte odeur peut être normale. Une lourde odeur de pourriture signifie qu’il faut trier. Les choux d’entreposage devraient être enveloppés individuellement pour contenir l’odeur.
Pourquoi le cellier vaut l’aménagement
- Aucun coût d’énergie. Une fois aménagé, le cellier n’utilise aucune électricité ni gaz. Un coin de sous-sol est gratuit ; une petite ampoule sur thermostat coûte quelques sous par mois.
- Meilleure saveur et nutrition. Les légumes entreposés entiers dans de bonnes conditions retiennent plus de nutriments et de saveur que les équivalents blanchis-congelés ou en conserve.
- Aucun temps de traitement. Vous récoltez, vous entreposez. Pas de marmite, pas de chaudron de blanchiment, pas de pots.
- Compatible avec tout le reste. Le cellier comble les vides que la mise en conserve et la congélation ne comblent pas.
- Véritable patrimoine canadien. Les celliers de ferme du Manitoba, les celliers à murs de pierre de la Nouvelle-Écosse, les caves à légumes du Québec, les salles d’entreposage de fruits de l’Okanagan en C.-B. — le cellier est le fil conducteur de la conservation alimentaire canadienne des années 1700 à aujourd’hui.
Prochaines étapes
- Pilier fermentation et cellier — contexte plus large de l’entreposage d’automne
- Comment faire de la choucroute au Canada — le chou que vous ne mettez pas au cellier devient de la choucroute
- Comment mettre la citrouille et la courge en conserve — l’alternative en cubes pour quand vous ne pouvez pas mettre la courge entière au cellier
- Congeler et blanchir la récolte du jardin — pour les cultures qui ne vont pas au cellier
- Comment savoir si un aliment est gâté — les mêmes règles sensorielles s’appliquent aux cultures du cellier
Foire aux questions
Ai-je besoin d'un vrai cellier au sous-sol ?
Non. Un cellier dédié à plancher de terre est l'étalon-or, mais la plupart des maisons canadiennes modernes n'en ont pas. Une chambre froide (la pièce non chauffée derrière le mur de la fournaise dans bien des sous-sols canadiens des années 1960 à 1980), un garage attaché non chauffé en zones 4 à 6, une boîte isolée en styromousse dans un vestibule non chauffé, ou même un bac enterré dans une plate-bande fonctionnent tous. Les exigences sont la température et l'humidité, pas l'architecture.
Quelle température et quelle humidité me faut-il ?
Deux zones couvrent la plupart des cultures. Froid et humide (0 à 4 °C, 85 à 95 % d'humidité) : pommes de terre, carottes, betteraves, navets, panais, chou, pommes. Frais et sec (10 à 15 °C, 50 à 60 % d'humidité) : oignons, ail, courge d'hiver, citrouille. La plupart des sous-sols sont trop chauds et trop secs par défaut — vous ne pouvez pas simplement mettre une boîte de carottes dans n'importe quel sous-sol. Vous devez choisir un coin qui atteint les cibles, ou modifier les conditions.
Combien de temps se conserveront les légumes au cellier ?
Cela dépend de la culture, et les chiffres qui suivent sont ceux d'Alberta Agriculture, tirés du tableau 1 de Home Vegetable Storage (Agdex 732-15). Pommes de terre de table 5 à 10 mois ; carottes, betteraves et navets 4 à 6 ; panais 2 à 5 ; chou 2 à 6 ; courge d'hiver 4 à 6 mais citrouilles seulement 2 à 4 ; oignons affinés 4 à 8 ; pommes jusqu'à 12 mois et très variable selon la variété. Le tableau de l'Alberta n'inscrit pas l'ail, alors nous n'en donnons aucune durée. Ces plages supposent que les cultures ont été récoltées à leur sommet, affinées au besoin, et entreposées correctement — les articles individuels abîmés ou meurtris pourrissent en premier et accélèrent tout autour.
Quelle est la différence entre un cellier et une chambre froide ?
Surtout l'âge et l'intentionnalité. Un cellier traditionnel est un espace dédié creusé sous ou à côté d'une maison, souvent avec un plancher de terre et des murs de pierre, bâti spécifiquement pour l'entreposage des aliments. Une chambre froide est un espace intérieur de sous-sol dans une maison canadienne moderne (typiquement derrière le mur de la fournaise sous la galerie avant) avec plancher et murs de béton — plus froide que le reste du sous-sol mais plus chaude qu'un vrai cellier. Une chambre froide est utilisable comme cellier avec des modifications : un humidificateur, un thermomètre de surveillance et des étagères. La plupart des Canadiens utilisent aujourd'hui des chambres froides, pas de vrais celliers.
Sources
- Alberta Agriculture and Rural Development — Home vegetable storage, Agdex 732-15 (https://open.alberta.ca/publications/home-vegetable-storage)
- OMAFRA — Storage of cabbage (https://www.ontario.ca/page/storage-cabbage)
- OMAFRA — Postharvest handling and storage (https://omafra.gov.on.ca/CropOp/en/general_agronomics/post_harvest_handling.html)